
L'Assurance-Chômage universelle en question !
, par Legiest, 2 min temps de lecture

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Découvrez les mesures clés de la réforme de l'assurance-chômage universelle : nouveaux bénéficiaires, cas de démission et modalités de financement.
Il est question que l'état reprenne en main le système d'assurance-chômage. Elle devrait être ouverte à tous : artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs...
Les salariés qui démissionnent pourront également être indemnisés dans la limite d'une démission tous les 5 ans. En ayant la possibilité de bénéficier du chômage, les démissionnaires seront plus libres de lancer leur activité, de se reconvertir ou tout simplement de changer d'employeur sans prendre le risque de perdre tout droit à l'allocation.
Autre effet positif qui pourrait émerger : un rééquilibrage de la relation hiérarchique entre l'employeur et le salarié. En effet, le salarié aura moins la pression et pourra donc négocier plus facilement une évolution ou une augmentation.
Toutes ces mesures visent à favoriser la mobilité des travailleurs et aura probablement pour conséquence de fluidifier le marché de l'emploi.
Le financement de cette réforme se fera sur plusieurs axes :
D'abord avec des sources d'économies :
Autre point important de cette réforme : les bénéficiaires pourront être suspendus d'indemnisation s'ils refusent plus de 2 offres jugées "décentes". La problématique sera probablement de décider du contour de l'offre dite "décente" :
Par ailleurs, le contrôle renforcé a été testé dans plusieurs pays et cela ne donne pas forcément les résultats escomptés. Parfois, ces mesures ont un effet pervers : les demandeurs d'emploi peuvent se décourager face à cette pression supplémentaire. Ils peuvent également accepter des emplois déqualifiants qui les méneront finalement à retourner au chômage tôt ou tard et peut-être plus longtemps.
Ensuite avec une hausse de la CSG. La réforme prévoit que l'état participe et que l'assurance-chômage devienne tripatride : aujourd'hui gérée par les syndicats et le patronat, l'État nationaliserait l'assurance-chômage. Les cotisations chômage payées par les salariés seraient supprimées : elles représentent aujourd'hui 2.4% du salaire brut. En revanche, la CSG augmenterait de 1.7%, y compris pour les retraités.
Relatif à ce sujet : Nos fiches "Maîtriser les sanctions et les modes de rupture" http://www.legiest.fr/fr/fiche-pratique-droit-du-travail/maitriser-les-sanctions-et-les-modes-de-rupture