
Rupture conventionnelle et assistance de l'employeur : la position des juges !
, par Legiest, 1 min temps de lecture

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Rupture conventionnelle : l'assistance de l'employeur seul n'annule l'accord qu'en cas de pression sur le salarié. Le point sur la jurisprudence.
Dans un arrêt rendu le 05 juin 2019, la chambre sociale de la Cour de cassation a décidé que l’assistance de l’employeur lors de l’entretien préalable à la signature de la convention de rupture ne peut entraîner la nullité de la rupture conventionnelle que si elle a engendré une contrainte ou une pression pour le salarié qui se présente seul à l’entretien.
Les règles d’assistance prévues par le code du travail
Selon l’article L. 1237-12 du code du travail, les parties au contrat conviennent du principe d'une rupture conventionnelle lors d'un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister. L’employeur a la faculté de se faire assister quand le salarié en fait lui-même usage. Le salarié en informe l'employeur auparavant ; si l'employeur souhaite également se faire assister, il en informe à son tour le salarié.
Quid de la validité de la rupture conventionnelle en cas d’assistance de l’employeur et non du salarié lors de l’entretien préalable ?
En l’espèce, le salarié contestait la régularité de la convention de rupture car il n’avait pas été informé de son droit à être assisté, ni que son employeur serait assisté lors de la signature de la convention. Les juges ne font pas droit à la demande du salarié en décidant que l’assistance de l’employeur lors de l’entretien préalable à la signature de la convention de rupture ne peut entraîner la nullité de la rupture conventionnelle que si elle a engendré une contrainte ou une pression pour le salarié qui se présente seul à cet entretien. Ainsi, la rupture est bien valable.
Cour de cassation, chambre sociale, 5 juin 2019, n° 18-10.901